Couvert de plaies,
Présenté nu à l'outrage,
Sans son manteau : le voici seul, Il se tait.
Rien n'a changé !
Il a menti ! Regardez ! Frappez sa chair !
Éprouvez le !
Frappez et vous verrez !
L'Agneau s'est laissé vaincre pour la première fois
livré aux mains des hommes son cri d'amour s'élève :
Ô Père miséricorde ! Ô Père miséricorde !
Ce qui siffle dans l'air Nerf de bœuf, cri de haine,
c'est le péché du monde qui du cœur resurgit :
le sang n'a pas coulé Le vin n'est pas versé
mais voilà que nos fouets en demandent l'acompte.
Le Christ est là défiguré par trois soldats
Rien n'a changé
Le Christ est […]
Paroles : Ève et Rémi Constant.