Ecclesia Cantic : quand les jeunes se forment au chant liturgique

Ecclesia Cantic est un mouvement qui rassemble les 18-35 ans autour d'une conviction simple : la liturgie mérite un chant beau, juste et bien préparé. J'y suis attaché à double titre, comme compositeur et comme lauréat de l'une de ses distinctions.

Rassemblement Ecclesia Cantic
© Ecclesia Cantic

On parle beaucoup de la crise du chant à l'église, moins de ce qui se construit pour y répondre. Ecclesia Cantic fait partie de ces réponses concrètes : un ensemble d'initiatives destinées aux jeunes de 18 à 35 ans, au service de la qualité du chant liturgique et de la beauté des célébrations, dans un esprit ouvertement missionnaire.

Un rassemblement national tous les dix-huit mois

Le projet phare d'Ecclesia Cantic, c'est son rassemblement, organisé environ tous les dix-huit mois dans une ville différente. Grenoble en 2016, Paris en 2017, Angers en 2019, Lyon en 2021, Lille en 2022, Toulouse en 2023, Paris en 2025, et de nouveau en 2026 : à chaque édition, plusieurs centaines de jeunes se retrouvent le temps d'un week-end.

Le principe : un week-end de formation et de mission. On y suit des conférences plénières, on choisit parmi des dizaines d'ateliers à la fois techniques (technique vocale, direction, écriture) et spirituels, et l'on chante en ville, en concert public, pour faire goûter à d'autres la beauté de la liturgie. Fondé autour de 2016, le mouvement fête cette année ses dix ans et a déjà rassemblé des milliers de participants.

Bien plus qu'un festival

Réduire Ecclesia Cantic à ses grands rassemblements serait injuste. Le mouvement porte aussi une académie, une bourse en partenariat avec l'Institut Catholique de Paris, une université d'été, un concours de composition, un album Anthologie qui fixe un répertoire de référence, et même un podcast, D'une seule voix, mené avec Famille Chrétienne. Autant de portes d'entrée pour un jeune musicien qui veut se former sérieusement au service de l'Église.

Cet écosystème irrigue les paroisses, les diocèses et les mouvements d'Église. C'est exactement le terrain sur lequel je travaille quand j'aide des chorales à choisir les chants de la messe : des communautés qui veulent mieux chanter, et qui ont besoin d'un répertoire solide et de personnes formées.

Mon lien avec Ecclesia Cantic

Je ne parle pas d'Ecclesia Cantic en spectateur. En 2025, à Paris, j'y ai reçu la distinction « Témoin de son amour » : un encouragement qui compte, parce qu'il vient d'un milieu qui connaît le métier. Vous en trouverez la trace, et la vidéo, sur ma page biographie.

Le lien est aussi humain : mon maître en composition, Olivier Bardot, siège au conseil stratégique national du mouvement. On retrouve d'ailleurs, dans les carnets de chant d'Ecclesia Cantic, une partie du répertoire que les jeunes chantent aujourd'hui d'un bout à l'autre de la France.

Pourquoi ça compte

Ce qui me frappe dans Ecclesia Cantic, c'est le refus de choisir entre exigence et accessibilité. On y prend au sérieux la technique (l'ambitus, la justesse, la beauté d'une polyphonie) sans jamais oublier que le but reste de faire chanter une assemblée, pas de produire un concert de plus. C'est aussi ma boussole, et c'est celle que je défends dans chaque chant que j'écris pour le Chœur Cantiamo. Une génération qui apprend à chanter la liturgie avec soin, c'est une Église qui prie mieux. Il n'y a pas de plus beau projet musical que celui-là.

Pour aller plus loin : le portrait d'Olivier Bardot, ou ma biographie où figure la distinction reçue en 2025.
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