Il y a des combats qu'on ne gagne jamais tout à fait. Le mien porte un nom, et ce nom, c'est Destremau. Pas Destremeau. Pas Destrémau. Pas Destrimau non plus (si, on me l'a déjà faite). Juste Destremau : D-E-S-T-R-E-M-A-U.
Une faute vieille comme mes cahiers d'écolier
Ça a commencé à l'école primaire et ça ne s'est jamais arrêté. Bulletins, listes de classe, diplômes, cartons d'invitation, articles : à chaque fois, il y a une chance sur deux qu'un e se glisse là où il n'a rien à faire, pour faire « Destremeau ». Je comprends l'erreur : en français, tant de noms finissent en -eau (Rousseau, Moreau, Cousteau) que la main file toute seule. Mais le mien s'arrête à -au.
À force, j'ai développé des réflexes. J'épelle systématiquement. Je répète « M-A-U, comme dans miaou, mais sans le i ». Et je regarde, résigné et amusé, le e réapparaître dès que je tourne le dos.
Pourquoi j'en fais un article
Parce que, très concrètement, une partie des gens qui me cherchent en ligne tapent la mauvaise orthographe. Ils cherchent « Destremeau compositeur », ne trouvent pas grand-chose, et repartent. Ce petit billet existe donc pour une raison simple : que l'on tombe sur moi, quelle que soit la façon dont on écrit mon nom. Si vous êtes arrivé ici en cherchant « Destremeau », bravo, le pont a fonctionné, et vous savez maintenant comment ça s'écrit.
Et donc, c'est bien Destremau
Pierre-Arnaud Destremau, compositeur de musique sacrée. Vous pouvez vérifier sur ma page biographie, écouter ce que ça donne en musique du côté de mes chants et albums, ou découvrir le Chœur Cantiamo avec lequel je les enregistre. Partout, le même nom, la même orthographe.
Alors la prochaine fois : Destremau, sans deuxième e. Et si vous vous trompez quand même, ce n'est pas grave. Vous ne serez ni le premier, ni le dernier. J'ai fait la paix avec ça, il y a longtemps.